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Laurisilva
: forêt de lauriers subtropicale humide, occupant à
l'ère tertiaire tout le bassin méditerranéen,
et dont le Garajonay reste un très rare exemple.
silbo
: langage sifflé permettant à l'origine aux bergers
de communiquer d'une vallée à l'autre.
Le manque de sols
à cultiver a obligé les paysans à construire
des milliers de terrasses, tels des escaliers de géants,
fruits de l'effort de multiples générations d'agriculteurs,
et qui constituent aujourd'hui l'un des traits dominants de l'île.
Mais cette recherche
d'espace à cultiver est toujours allée de pair avec
la conservation d'un inestimable patrimoine
naturel, issu de différents facteurs orographiques
et historiques. C'est ainsi qu'aujourd'hui, un tiers de la surface
de l'île est concernée par des mesures de protections
environnementales au centre desquelles se distingue le Parc
National du Garajonay avec sa forêt de "Laurisilva"
. L'image de l'île est complétée par d'impressionantes
falaises, des pics abrupts, et de nombreux palmiers qui parsèment
les cultures ou forment des oasis aux fonds de certains ravins.
L'isolement
de l'île a permis le maintien de nombreuses traditions,
qui prennent parfois racines chez les aborigènes, comme la
céramique populaire, le "Silbo"
et la danse du tambour. Il s'est également développé
une architecture et une gastronomie originales, qui combinent habilement
les influences extérieures avec les éléments
locaux.
La réhabilitation
des maisons traditionnelles pour le tourisme
rural donne au visiteur une chance unique de découvrir ce
patrimoine dans sa réalité quotidienne.
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